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Efficience 21 /// printemps 2021

Actuel I L’images

Centrale SolarCADII: ça chauffe sur les toits de SIG

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Actuel

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Interview I Antonio Hodgers

«La ville dense est le seul moyen de faire de l’urbanisme écologique»

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En partenariat avec SuisseEnergie

Des propriétaires partagent leurs expériences

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Energie et travaux I Rénovations

Et si c’était le moment de changer de fenêtres?

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Société I Consommation

Le greenwashing lave l’esprit critique

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En partenariat avec CleantechAlps

Les voyants de l’or bleu

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En partenariat avec CleantechAlps

Quand les petites exploitations voient grand

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Dossier I Hydroélectricité

Hydroélectricité: une contribution surestimée à la transition énergétique?

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En partenariat avec Depsys

Le smart grid se déploie en Suisse romande

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Mobilité I Véhicules électriques

La batterie sous tension

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Solutions durables I Upcycling

Leurs T-shirts valent des briques

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Solutions durables I Bâtiment efficient

Tilia Tower, la tour où le bois est roi

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Solutions durables I Ecogestes

Huit règles pour économiser l’eau au jardin

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ACTUEL I Brèves

Laboratoire flottant

 

Le voilier «Nanuq», construit par l’architecte Peter Gallinelli, a servi de laboratoire flottant à une équipe de chercheurs dans les eaux de l’Arctique durant l’année 2020. Celui qui enseigne l’architecture, le développement durable et l’énergétique appliquée au bâtiment à l’HEPIA (Genève) se dit émerveillé devant le génie de la nature, mais inquiet de la pollution rencontrée, notamment le plastique et le PCB (un polluant organique persistant). «Nos actes d’ici ont des conséquences ailleurs et nous ne pouvons pas nous dédouaner de cette réalité.» Le projet de recherche livrera ses résultats cet été.

www.nanuq2020.eu

Optimisation énergétique

 

Des chercheurs du Groupe des matériaux pour l’énergie de l’EPFL (GEM) ont imaginé une usine capable de traiter la biomasse, destinée à produire ou stocker de l’électricité ou du gaz. L’idée est d’optimiser les différents réseaux de distribution d’électricité et de gaz ainsi que leur interconnexion, en y intégrant les diverses ressources locales de biomasse. «Le but de cette étude est de concevoir le design optimal d’une telle usine et de sa chaîne d’approvisionnement», explique Maria Perez Fortes, du GEM. «L’objectif est d’assurer l’équilibre du réseau électrique, en augmentant la part de ressources renouvelables, afin que l’on puisse consommer de l’électricité lorsqu’il y en a beaucoup, et en produire lorsqu’il en manque.»

 PROGRAMME PILOTE 

 

ORANGE ÉLECTRIQUE

 

La ville de Séville a lancé un programme pilote pour transformer les oranges en énergie propre. Les agrumes sont collectés, puis transportés vers un complexe où de l’électricité est générée à partir de la matière organique. C’est le méthane capté lors de la fermentation des oranges qui permet de faire fonctionner un générateur. «Il s’agit d’un processus simple, qui ne nécessite aucun type d’additif, contrôlé sur le plan environnemental et qui contribue à l’économie circulaire des déchets urbains. A travers l’autosuffisance énergétique, on contribue aussi à atténuer le changement climatique», communique la société municipale des eaux, partenaire du projet. L’énergie produite actuellement sert à alimenter une station d’épuration qui fournit de l’eau potable aux habitants. A terme, les oranges de Séville pourraient servir aussi à alimenter des modes de transport.

 RECHERCHE 

 

DU COTON AU SUCRE

Des chercheurs du Département de génie chimique de l’Université de Lund (Suède) ont élaboré une méthode permettant de convertir le coton textile en glucose, permettant à son tour de fabriquer des matières textiles, notamment du lycra et du nylon. Une autre utilisation pourrait être la production d’éthanol. En l’espace d’un an, l’équipe de scientifiques est parvenue à obtenir 90% de glucose extrait du coton, contre 3 à 4% au début de l’expérience.

 MOBILITÉ 

 

VERS LA FIN DES BUS DIESEL

Le rapport «Encourager le passage des véhicules de transport public aux énergies propres» adopté par le Conseil fédéral montre que le remplacement des bus diesel par des bus plus écologiques, fonctionnant grâce à des technologies de propulsion utilisant une énergie non fossile, permet de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques ainsi que la pollution sonore. Il examine aujourd’hui les scénarios de transition, ainsi que les mesures financières adéquates.

 SOLAIRE 

 

CENTRALE CITOYENNE

La première centrale solaire citoyenne de Nyon vise une mise en service au 2e semestre 2021. L’installation des 800m2 de panneaux solaires sera ainsi financée par la population. Fruit d’un partenariat entre la municipalité et la coopérative nyonnaise OptimaSolar La Côte, elle fournira 137’000kWh/an. Les souscriptions pour l’achat de parts sociales sont ouvertes. L’installation ne sera réalisée qu’une fois le capital nécessaire réuni, et sans emprunts bancaires.

 CONSOMMATION 

 

INDICE DE RÉPARABILITÉ

Depuis le 1er janvier 2021, l’indice de réparabilité est déployé en France sur divers appareils électriques et électroniques. Cet outil vise une meilleure information du consommateur sur le caractère plus ou moins réparable de ses achats. A l’horizon 2024, il deviendra un indice de durabilité, avec l’ajout de nouveaux critères, comme la robustesse ou la fiabilité.

 DISTINCTION 

 

SOLAXESS, WATT D’OR 2021

Partenaire du projet de quartier d’habitation Männedorf (ZH), Solaxess SA a reçu en janvier le Watt d’or 2021. La distinction, remise par l’OFEN, a récompensé la technologie développée (film nanotechnologique et adaptation du procédé de lamination), qui permet de réaliser des modules solaires blancs et colorés, uniformes, sans cellules ni connecteurs apparents.

 DURABILITÉ 

 

MIGROS NOTE SES PRODUITS

Depuis le 22 mars, l’emballage de toutes les marques Migros affiche une échelle de durabilité. Basé sur un système d’étoiles allant de 1 à 5, ce concept évalue les différents aspects du développement durable, tels que le bien-être animal ou le climat. Tous les critères d’évaluation sont disponibles en ligne.

La gestion de l’énergie dans une maison équipée d’un système solaire devient de plus en plus complexe et l’intelligence artificielle peut aider. Des chercheurs de l’Empa ont développé un système de contrôle qui permet d’apprendre toutes ces tâches de manière autonome grâce à l’IA et d’économiser ainsi plus de 25% d’énergie.

De l’argile pour contenir la radioactivité

 

Pour le stockage des déchets radioactifs en couches géologiques profondes, il faut des conteneurs présentant une durée de vie presque infinie. Les chercheurs s’intéressent à l’argile à Opalinus. Vieille de 180 millions d’années et présente dans le sous-sol entre Olten et Schaffhouse, elle possède d’excellentes propriétés isolantes. Une équipe de l’Empa étudie ainsi son comportement à l’épreuve du temps. Elle participe au programme de recherche international du laboratoire souterrain de recherche du Mont Terri (JU), avec d’autres universités et instituts de recherche de onze pays.

Des piles pour nourrir les sols

 

Lithium Australia espère minimiser l’empreinte carbone de l’industrie des piles alcalines; l’une des méthodes consiste à récupérer le zinc et le manganèse pour les recycler en supplément d’engrais. Après des essais réussis sur des plants de blé en laboratoire, la société australienne prévoit d’étendre ces tests aux terres agricoles de l’ouest de l’Australie, où le sol est connu pour sa carence en zinc et en manganèse.

 DURABLE ET AGRÉABLE 

SEED, pour des quartiers certifiés

 

L’Association suisse pour des quartiers durables présente SEED, une certification visant à réduire l’empreinte écologique de la vie urbaine tout en se préoccupant de la santé et du bien-être des habitants. La certification élaborée dans le sillon de l’appellation One Planet Living porte sur la conception, la réalisation et l’utilisation de quartiers d’habitation et vise à réinventer l’habitat en concevant des quartiers durables et solidaires, axés sur le respect de l’environnement et le bien-être de leurs habitants. Avec cette certification, l’Association invite à repenser nos quartiers et à croire en un futur plus durable où il fait bon vivre.

Prévenir les risques de la transition énergétique

 

Le Centre international de gouvernance des risques de l’EPFL (IRGC) a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts, afin de mieux planifier les impacts négatifs des transitions. Il en résulte un rapport d’orientation politique intitulé Risk governance and the low-carbon transition. «La décarbonisation entraîne ses propres conséquences négatives. [...] Si nous ne nous préparons pas à affronter ces obstacles, la transition sera freinée ou risque même d’échouer», prévient Aengus Collins, directeur adjoint du IRGC. Ainsi, pour les chercheurs, le succès des politiques climatiques dépend de notre préparation aux impacts négatifs des politiques de réduction d’émissions de CO2, comme les suppressions d’emplois dans les secteurs liés aux énergies fossiles ou les risques environnementaux liés au développement de certaines énergies renouvelables. «Plus les gouvernements et organisations seront préparés aux risques des transitions, plus les politiques climatiques seront susceptibles de réussir», conclut Aengus Collins.

C’est dans les vieux pots…

 

Wepot est une start-up lancée par deux étudiants en master à l’UNIL. Portés par le désir de créer un modèle d’affaires responsable et écologique et désireux d’apporter une solution simple aux jardiniers en herbe, Clément (management, faculté HEC) et Quentin (gestion du sport, faculté SSP) proposent des ollas, une technique d’irrigation ancestrale. Ces réservoirs d’eau en argile se plantent dans la terre à proximité d’une plante; celle-ci vient s’abreuver selon ses besoins en entourant la jarre. Résultat: une économie d’eau qui peut atteindre les 70%.

 CONCOURS 

DU SOLAIRE AU DESIGN

Dans le cadre d’un concours, les étudiants de la Haute Ecole spécialisée de Lucerne (HSLU) ont conçu des modules photo-voltaïques comme des objets de design. Le design «Glasklar» (Limpide) de Lynn Balli a convaincu le jury composé de cadres de l’Empa, de la HSLU et du Zug Estate, «par sa mise en valeur élégante de la dynamique du verre». Le projet sera intégré à une façade du NEST à Dübendorf cet été. Le projet «Net-worked» (Connecté) de Florence Schöb a quant à lui gagné le vote en ligne des participants.

Selon l’indice de consommation d’électricité de Cambridge Bitcoin (CBECI), l’énergie totale consommée par le processus d’extraction de bitcoin pourrait atteindre 128TWh cette année, soit 0,6% de la production électrique mondiale, ou un peu plus que la consommation de la Norvège.

 AXES ROUTIERS 

 

UNE SUPER PLANTE POUR DÉPOLLUER

 

Des scientifiques de la Royal Horticultural Society de Londres se sont penchés sur l’efficacité de la cotoneaster franchetii en matière d’absorption de pollution de l’air en bordure de route. Sur les axes à forte circulation, l’arbuste s’est révélé au moins 20% plus efficace pour absorber la pollution de l’air que les autres plantes étudiées. Il n’a toutefois pas fait de différence dans les rues plus calmes. En sept jours, une haie d’un mètre de cette super plante épongerait la quantité de pollution émise par une voiture roulant sur une distance de 800 kilomètres, relèvent les chercheurs.

Plus de vert, moins de bruit

 

Des chercheurs de l’Empa ainsi que des experts de l’Office fédéral de l’environnement, de l’Institut tropical et de santé publique suisse et de l’Université de Bâle le confirment: la vue du vert contribue à réduire la perception de la pollution sonore. Qu’il s’agisse d’un parc, d’un étang ou de la campagne avoisinante, un coup d’œil sur la nature et le bruit des voitures et des trains nous dérangerait moins. Les chercheurs souhaitent désormais analyser le stress psychologique et physiologique engendré par la pollution sonore. Le but? Appliquer ces résultats à la planification urbaine.

Zéro émission nette

 

La Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) a publié son cahier technique SIA 2040 La voie SIA vers l’efficacité énergétique. Elle y décrit la méthode de calcul et les valeurs limites à respecter pour construire des bâtiments compatibles avec l’objectif intermédiaire 2050 de la Société à 2000 watts. Il est le premier outil de planification à définir des valeurs limites pour les émissions de gaz à effet de serre dans le domaine de la construction. «Tous les ouvrages situés sur le territoire suisse devront être rénovés ou construits à neuf de manière à réduire au minimum leur consommation d’énergie fossile et leurs émissions de gaz à effet de serre. En outre, l’éventail des nouvelles technologies innovantes et des mesures utilisant les énergies renouvelables devra être élargi», mentionne le document.

↑  Le bio progresse

La vente de produits bio en Suisse  a augmenté de près de 20% en 2020. La consommation de bio par habitant a ainsi atteint 455 francs, un record mondial. Les produits préférés sont les œufs (28,9% de part de marché), le pain (26,2%) et les légumes (23,9%).

↑ Un peu mieux pour le CO2

Selon le rapport annuel du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les émissions de CO2 ont diminué de 7% en 2020. En cause, la baisse des déplacements, de la production d’électricité et de l’activité industrielle dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

↓  4,2 millions

C’est le nombre d’hectares de forêts primaires tropicales détruits en 2020, selon le Global Forest Watch. L’équivalent de la surface du Pays-Bas a ainsi disparu l’an dernier, soit 12% de plus qu’en 2019.

↓  Ça chauffe

Une étude de l’Institut fédéral de recherche de l’eau montre que le changement climatique pourrait modifier significativement la température de l’eau et le brassage de nombreux lacs suisses. Si le climat se réchauffe de plus de 2°C, les lacs de moyenne altitude risquent ainsi de perdre l’intégralité de leur couverture de glace et de ne plus être brassés deux fois par an.