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Construction et sauvegarde des oiseaux: mode d’emploi

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VIVRE I Protection de l’avifaune

Construction et sauvegarde des oiseaux: mode d’emploi

 

Pour de nombreuses espèces d’oiseaux, les toitures et recoins de nos logements constituent des nichoirs qui participent à leur préservation. Une bonne raison d’y être attentif en cas de travaux.

  

THOMAS PFEFFERLÉ

Si les performances écologiques du parc bâti sont régulièrement évoquées en termes d’empreinte carbone, l’impact de ce dernier sur les espèces sauvages ne doit pas être négligé. Gravitant autour des constructions, y compris en milieu urbain, plusieurs espèces d’oiseaux comme le martinet noir et l’hirondelle de fenêtre se sont adaptées aux immeubles et maisons pour y faire leurs nids. Un enjeu essentiel dans leur préservation qui reste pourtant peu connu du grand public. Afin d’éviter de déranger ces animaux et de nuire à leur reproduction, le Centre ornithologique de réadaptation (COR) – une association à but non lucratif qui se consacre aux soins des oiseaux en difficulté et à la protection de l’avifaune en région genevoise – informe régulièrement le grand public sur le sujet. «Les bonnes pratiques à adopter lors de constructions ou de rénovations jouent bien entendu un rôle important dans la préservation de ces espèces», souligne Patrick Jacot, son directeur. «Il faut également savoir que les dispositions fédérales en matière de protection des espèces sauvages interdisent de les déranger lors des périodes de nidification.»

 

ÉVITER LES PÉRIODES DE NIDIFICATION

Lorsque l’on souhaite rénover un bien, il faudrait ainsi éviter d’entreprendre les travaux durant la période de nidification, c’est-à-dire de mi-avril à fin août. «Cette période est en effet sensible pour les oiseaux qui gravitent autour de nos habitations», précise Patrick Jacot. «A nous de leur laisser un peu de répit durant la courte période annuelle qui leur est vitale pour se reproduire.» Afin de ne pas entraver l’industrie de la construction, le COR prévoit différentes mesures de conciliation, telles que la pose de nichoirs provisoires sur les échafaudages. Dans le canton de Vaud, la loi sur la chasse et la protection des mammifères et animaux sauvages protège également les oiseaux durant la période de nidification. Le Cercle ornithologique de Lausanne (COL) – une association à but non lucratif et reconnue d’utilité publique qui regroupe les personnes intéressées par le monde des oiseaux sauvages – peut donner des informations sur le sujet. Plus largement, en Suisse romande, l’association de protection des oiseaux BirdLife Suisse apporte son expertise sur les questions de préservation et de sauvegarde de l’avifaune.

 

PRÉVOIR DES NICHOIRS

On notera aussi que certains règlements cantonaux – à Genève, par exemple – imposent diverses obligations en cas de construction d’un bâtiment de quatre étages ou plus. En l’espèce, l’architecte doit collaborer avec un expert reconnu en matière de protection de la faune afin de prévoir, dès l’origine du projet, des emplacements pour la nidification. «Il s’agit de petits espaces de la taille d’une boîte à chaussures que l’on intègre à différents points élevés de la construction», détaille Patrick Jacot. «L’impact visuel est nul, puisque l’entrée d’un tel nichoir correspond à un petit trou de 3cm sur 6.» L’impact financier est également faible: le coût de construction d’un nichoir s’élève à quelque 150 francs. La phase de conseil et de travail préalable est quant à elle offerte par l’expert avifaune, en l’occurrence le COR à Genève.