Efficience 21 /// automne 2020

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Un bestiaire 100% suisse

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Regards croisés – CO2: compenser ne suffit pas

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Interview I Sofia de Meyer

Sofia de Meyer cultive l’économie régénérative

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Energie et travaux I Bâtiment efficient

Un bijou expérimental de technologie

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Dossier I Bois-énergie

Le bois ne se laisse pas abattre

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Fireforce invente le feu sans fumée

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Bloom Biorenewables substitue la biomasse au pétrole

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Mobilité I Véhicules particuliers et transports

La Suisse mise sur l’hydrogène

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De l’électricité dans l’air

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Un kit pour changer les bicyclettes en vélos électriques

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Vivre I Protection de l’avifaune

Construction et sauvegarde des oiseaux: mode d’emploi

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Vivre I Consommation locale

Le retour à la terre, oui, mais sans excès de CO2

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VIVRE I Consommation locale

Le retour à la terre, oui, mais sans excès de CO2

 

Aller chercher ses légumes (de la région et de saison!) directement chez le producteur, une idée verte? Oui, à condition de bien choisir sa source pour éviter de parcourir des kilomètres inutiles en voiture.

  

SYLVIE ULMANN

Pendant le confinement, nous avons redécouvert nos campagnes. Non contents de les parcourir en tous sens, nous nous sommes rappelé que, dans ces champs que nous traversions ou longions à la force du mollet, voire sur deux ou quatre roues, poussent une foule de délicieux produits. Et hop, courgettes jaunes, aubergines rayées et autres ficoïdes glaciales se sont invitées sur nos tables. Résultat: la vente directe à la ferme a bondi pendant le confinement. Certaines exploitations, comme la Ferme du Lignon, dans le canton de Genève, ont vu leurs ventes se multiplier par sept durant cette période!

Et si le retour à la (nouvelle) normalité a souvent renvoyé aux oubliettes télétravail et mobilité douce, cette tendance, elle, perdure. Ainsi, bien qu’il n’existe pas encore de statistiques en la matière, après l’été, «on estime que le niveau des achats à la ferme demeure un quart plus haut qu’avant la crise du coronavirus», souligne Sandra Helfenstein, porte-parole de l’Union suisse des paysans (USP).

 

VIVE LES MARCHÉS PAYSANS!

Reste que, même si les rayons des boutiques à la ferme sont bien fournis, il faut souvent se rendre sur plusieurs domaines pour trouver tout ce dont on a besoin pour nourrir sa petite famille durant la semaine. Autrement dit, si notre engouement pour les produits du terroir va de pair avec une augmentation massive du trafic motorisé et des émissions de CO2, pas sûr que la planète y gagne au change… Mais c’était compter sans la créativité de nos paysans. Prenez les marchés paysans, qui réunissent plusieurs producteurs d’une même région: ils se déclinent désormais en ligne, avec le site Farmy.ch par exemple, et proposent de faire ses courses sans sortir de son canapé. Votre sélection de produits régionaux (fruits et légumes, mais aussi bières, miel ou cosmétiques) vous est livrée directement chez vous.

Autre variante, La Petite Epicerie, à Bavois et Juriens, dans le canton de Vaud: ces sites sont accessibles 24h/24 grâce à une application qui permet en tout temps d’ouvrir les portes de la boutique, puis de scanner et payer ses achats depuis son portable. La formule connaît un tel succès que deux nouvelles adresses sont prévues, à L’Abergement et à Rances, toujours en terre vaudoise.

 

LÉGUMES SUR ABONNEMENT

Enfin, les offres de paniers de produits du terroir se sont également étoffées. Outre les livraisons hebdomadaires ou bihebdomadaires sur abonnement, à retirer à un endroit que l’on choisira proche de chez soi ou de son travail, il est de plus en plus souvent possible de souscrire à ce type de service ponctuellement. Pratique pour ne pas se fâcher avec la nature en laissant ramollir au fond du frigo ces pommes de terre et salades que l’on n’a pas eu le temps de manger...

Autant d’initiatives qui exigent quelques recherches pour trouver la formule idéale. Le site Marchepaysan.ch, qui recense un grand nombre de producteurs locaux, constitue un excellent point de départ. Le bouche-à-oreille fera le reste. Voilà de quoi varier les conversations autour de la machine à café: au diable le «divulgâchage» des derniers épisodes de la série Lucifer! A la place, on échange ses meilleurs plans pour dénicher des produits du terroir ou cuisiner la courge d’Hokkaido.