fr Leurs T-shirts valent des briques

Efficience 21 /// printemps 2021

Actuel I L’images

Centrale SolarCADII: ça chauffe sur les toits de SIG

image_3621_sommaire

Actuel

Brèves

actu_3621_sommaire

Interview I Antonio Hodgers

«La ville dense est le seul moyen de faire de l’urbanisme écologique»

interview_3621_sommaire

En partenariat avec SuisseEnergie

Des propriétaires partagent leurs expériences

suisseenergie_3621_sommaire

Energie et travaux I Rénovations

Et si c’était le moment de changer de fenêtres?

fenetres_3621_sommaire

Société I Consommation

Le greenwashing lave l’esprit critique

green_3621_sommaire

En partenariat avec CleantechAlps

Les voyants de l’or bleu

cleantec_3621_sommaire

En partenariat avec CleantechAlps

Quand les petites exploitations voient grand

cleantec_3621_sommaire2

Dossier I Hydroélectricité

Hydroélectricité: une contribution surestimée à la transition énergétique?

dossier_3621_sommaire

En partenariat avec Depsys

Le smart grid se déploie en Suisse romande

depsys_3621_sommaire

Mobilité I Véhicules électriques

La batterie sous tension

batterie_3621_sommaire

Solutions durables I Upcycling

Leurs T-shirts valent des briques

tshirt_3621_sommaire

Solutions durables I Bâtiment efficient

Tilia Tower, la tour où le bois est roi

tilia_3621_sommaire

Solutions durables I Ecogestes

Huit règles pour économiser l’eau au jardin

huit_3621_sommaire

SOLUTIONS DURABLES I Upcycling

 

Leurs T-shirts valent des briques

 

Recycler des vieux vêtements en matériau isolant design, une idée farfelue? A la HES-SO Valais, des étudiants ont tenté l’expérience. Leur projet suscite l’intérêt dans les espaces de coworking.

  

SYLVIE ULMANN

C’est en regardant une vidéo sur les réseaux sociaux que Gabriel Laliberté, étudiant en deuxième année de la filière Team Academy de la HES-SO Valais (lire encadré), a eu l’idée de transformer de vieux vêtements en briques. A vrai dire, il s’est inspiré de FabBRICK, un projet français. Baptisée Ecobrick dans un premier temps, la variante suisse s’appelle désormais TexUp – pour «textile» et «upcycling». Elle a vu le jour dans le cadre d’une collaboration interdisciplinaire entre quatre étudiants de la Team Academy de la Haute Ecole de gestion et un de la Haute Ecole d’ingénierie de la HES-SO Valais.

En juin 2020, leur projet est sélectionné par le programme national U Change. Soutenu par l’Académie suisse des sciences, celui-ci vise à encourager des initiatives étudiantes en faveur du développement durable. Il alloue la somme de 10’000 francs à TexUp pour une première réalisation. A l’automne dernier, les prototypes de briques à base de tissus et colle naturelle – sa recette demeure secrète, car c’est le nerf de la guerre – ont été présentés au TedX de Martigny. Pour l’équipe, c’est l’occasion de prendre le pouls du marché. Bonne nouvelle, les réactions sont positives, des clients potentiels s’annoncent.

 

EN ROUTE VERS L’INDUSTRIALISATION

Souhaitant à la fois utiliser au mieux cette somme et éviter de se disperser, les étudiants choisissent de concentrer leurs efforts de vente sur une clientèle précise: les espaces de coworking. «Nos recherches montrent qu’ils sont tous confrontés au problème du bruit. Notre produit a des propriétés acoustiques et une dimension design qui le rendent intéressant dans ce milieu», résume Gabriel Laliberté. Dans la foulée, la petite équipe a adapté son produit aux besoins de son public cible: ce ne sont désormais plus des briques, mais des plaques qui sortent de presse lors de la première journée de prototypage, en mars dernier. Après séchage, elles seront testées par des acousticiens avant d’être proposées aux potentiels clients. «A terme, nous souhaitons pouvoir les réaliser dans les couleurs qu’ils désirent», précise l’étudiant. En attendant la fin de cette étape, agendée au 31 mai, l’équipe croise les doigts: si le projet suscite l’intérêt et s’avère viable, ils créeront une PME. Bien sûr, ils ont déjà en tête d’autres débouchés, comme les bibliothèques, écoles ou entreprises – tous les espaces intérieurs qui pourraient être confrontés au problème du bruit, en somme.

Team Academy, ou les études économiques à l’épreuve de la vraie vie

 

La toute jeune filière Business Team Aca-demy de la HES-SO Valais débouche sur un bachelor en économie d’entreprise, le même que décrocheront les élèves qui sont passés par sa filière classique. La particularité de cette formation: encourager les étudiants à développer leurs connaissances principalement par la pratique. «Ni meilleure ni moins bonne, elle vise les jeunes qui apprennent mieux par la pratique que par la théorie», résume Lionel Emery, coach et responsable dans la formation Team Academy. Sa toute première volée de diplômés révèle une différence majeure: 50% d’entre eux ont créé leur entreprise, contre 5 à 10% au maximum en filière classique.